La commune de Bras-sur-Meuse (55) appartient à l'arrondissement de Verdun et au canton de Charny.
Situé dans la partie Nord du département, le territoire communal est limitrophe de : Belleville-sur-Meuse au Sud, Vacherauville-sur-Meuse et Charny-sur-Meuse à l'Ouest, Louvemont au Nord, Fleury-devant-Douaumont et Douaumont à l'Est.

Notre village est traversé par la RD 964, axe important de circulation qui assure la liaison Sud/Est-Nord/Ouest du département jusqu'aux Ardennes. En limite de la zone rouge, Bras-sur-Meuse est établi dans la vallée de la Meuse, sur la rive droite du fleuve doublé dans sa traversée de la commune par la branche Nord du Canal de l'Est. Le village est implanté sur les alluvions récents de la Meuse. Le coteau est formé d'alluvions anciens et de calcaire jurassique de l'Argoro-Rauracien(oxfordien moyen).
Le climat est tempéré, de type océanique dégradé à nuances continentales. Il est caractérisé par une alternance de saisons thermiques composée d'une saison chaude (canicule régulière d'un été souvent court) et une saison froide (au cœur de l'hiver, gel fort et prolongé parfois renforcé par un vent de nord/est) entre lesquelles s'intercalent les transitions tièdes du printemps et de l'automne.
La superficie du territoire communal est de 1369 hectares dont 187 hectares de surface boisée. Le restant se décompose en terre agricole remembrée en totalité et en zone urbanisée.
En 2007, Bras-sur-Meuse comptait 734 habitants. La population est en forte hausse par rapport au recensement précédent (550 en 1999).
La commune a gagné 184 habitants depuis 1999. Bras-sur-Meuse se trouve dans le département de la Meuse (192 198 habitants en 1999) et appartient à l'arrondissement de Verdun.
Lors du dernier recencement officiel (1999), les 155 jeunes de moins de vingt ans représentaient 28,2% de la population (25,2% seulement dans le département). A l'opposé, les 21 personnes qui ont 75 ans ou plus ne représentent que 3,8% de la population (8,2 % dans le département).
Toujours selon le recencement officiel en 1999, parmi les 550 habitants, 250 personnes sont actives : 130 hommes et 120 femmes. Au moment du recensement, 9 de ces actifs cherchaient un emploi et 237 travaillaient. Parmi ces personnes, 25 exerçaient une profession à leur compte ou aidaient leur conjoint ; les 212 autres étaient salariées. Une petite minorité de ces actifs exerçaient dans la commune ; 188 personnes travaillaient au dehors.
Les origines
Le territoire de Bras est traversé sur toute sa longueur
par la voie romaine d'ordre inférieur de Verdun à Mouzon,
venant de Belleville et se rendant à Vacherauville.
En 1997, des fouilles préalables à l'aménagement
d'un lotissement ont mis en évidence une voirie romaine de type
chemin creux à proximité de laquelle se trouvaient une
nécropole du 1er et 2ème siècle après J.C.
et une sépulture du 4ème siècle après J.C.
Au siècle dernier, de nombreux objets avaient déjà
été trouvés sur la localité : une lampe
en terre, un sarcophage, des bois de cerfs travaillés, une fibule
gallo-romaine et une coupe en bronze, une pointe de flèche et
des monnaies.
Droits et coutumes
Mentionné pour la première fois en 893 dans le mémorial
de Dadon, Bras comptait une centaine de familles au dixième siècle.
Le village affranchi le 20 août 1493 par Guillaume de Haraucourt,
évêque de Verdun, selon la loi de Beaumont, faisait partie
jusqu'à la révolution de la prévôté
de Charny dans le Verdunois. L'abbaye de Saint Maur y était le
principal décimateur. La seigneurie foncière se répartissait
entre l'abbaye de St Paul et trois autres seigneurs. Bras était
divisé en deux agglomérations, la grande et la petite
et possédait une maison forte au Moyen Age, fief de l'évêché.
Les guerres
Proche de Verdun, Bras a souffert des invasions et des guerres visant
la ville fortifiée.
Un procès de 1638 mentionne l'élévation du clocher
et des collatéraux de l'église par les habitants pour
la construction d'une galerie de refuge, et l'attaque de l'église
par les soldats pendant la guerre de trente ans.
Le soir du 30 août 1792, l'armée prussienne se déploya
de Fleury à Regret, et le commandement établit un campement
à Bras, en arrière des batteries de la côte St Michel
de Belleville. Le 31, le Duc de Brunswick y rédigea un ultimatum
sommant Verdun de se rendre et y résida jusqu'à la reddition
de la ville le 2 septembre.
Lors du siège de 1870, Bras devint le centre d'approvisionnement
et d'opérations prussien de la rive droite, avec un avant-poste
au bois Lecourtier à proximité de la batterie de la fontaine
du roi de Prusse. Son occupation par une garnison moyenne de 1100 hommes
dura 100 jours répartis entre le 23 août 1870 et le26 janvier
1871.
Dès 1914, le village fut traversé régulièrement
par les soldats qui cantonnèrent dans les granges et par les
réfugiés fuyant la frontière. Il fut évacué
en février 1916, juste avant la bataille de Verdun. Situé
sur le chemin des grandes attaques dirigées contre la place forte,
il a été complètement détruit par les bombardements.
Jamais pris, il fut cité à l'ordre de l'Armée et
décoré de la croix de guerre (JO 20 janvier 1921).
Centre mobilisateur en 1939, Bras servit à nouveau de cantonnement à l'armée française. En mai 1940, pour contrer les divisions blindées allemandes qui venaient de franchir la Meuse à Sedan, la demi-brigade d'infanterie légère d'Afrique fut charger de dresser une chaîne d'obstacles sur les itinéraires conduisant à Verdun, avec une ligne d'arrêt du bois bourrus (Fromeréville) au nord ouest jusqu'au ravin de Bezonvaux au nord est. Ils effectuèrent également les travaux de terrassement de l'ambulance 429 dans notre village, chargée de donner les premiers soins aux blessés avant de les évacuer sur Souilly. Bras fut plusieurs fois bombardé avant d'être occupé par les allemands en juin 1940. Libéré le 1er septembre 1944, la commune devint lieu de campement des troupes américaines qui stationnèrent tout autour dans la plaine jusqu'en août 1945.
Cimetière militaire
Dans la nécropole nationale sont ensevelis 6386 français
de la guerre 1914/1918, dont 2000 en ossuaires parmi lesquels figurent
146 inconnus. Y reposent également 151 militaires de la guerre
1939/1945, dont deux inconnus. Toutes guerres confondues, le carré
musulman comprend 150 tombes dont 7 soldats inconnus. Trois tombes de
soldats juifs sont également intégrées au cimetière
qui a été rénové en 1990.