Extrait du courrier du capitaine BIAGNE commandant la gendarmerie de l’arrondissement de Verdun, au chef d’escadron commandant la gendarmerie de la Meuse à Bar le Duc le 14 avril 1888.
« Le chef de poste, dont le logement se compose de deux petites pièces, tient les archives et tous les documents de la brigade dans sa cuisine où il est obligé de réunir ses hommes pour toutes les communications concernant le service, et de recevoir les personnes qui se présentent à la brigade pour une affaire quelconque.
Cette situation est fort regrettable non seulement pour le personnel de la brigade et pour le chef de poste qui est très gêné dans son service, mais encore pour le public qui se présente à la gendarmerie de Bras et qui est ainsi obligé d’exposer les affaires en présence de la femme et des enfants du chef de brigade, ce qui n’est pas régulier.
Par suite des grands travaux militaires qui ont été construits et qui se construisent encore dans le canton de Charny, le service de la brigade de Bras devient de plus en plus important. Les affaires sont beaucoup plus nombreuses que par le passé et par suite, l’installation d’un bureau dont on ne s’était pas préoccupé lors de la création de la brigade est aujourd’hui absolument nécessaire. En attendant le renouvellement du bail qui expire le 30 juin 1892, il importe de prendre des mesures pour obtenir la construction de ce bureau qu’on peut parfaitement installer dans la buanderie qu’on établira dans le jardin, ce qui entraînera une dépense de 1200 francs environ.
J’ai soumis l’affaire aux frères Guerrier propriétaires de la caserne, qui demeurent à Moulainville, lesquels s’engagent à faire exécuter le transformation proposée à la condition que le prix du loyer de la caserne de Bras sera augmenté de cent francs par année, ce qui portera le prix du bail à 800 francs par an au lieu de sept cents que paie actuellement le département.(..) ».