Douze exploitants se partageaient le territoire et constituaient le noyau, le ciment de la commune.
Mais qu’en est-il des autres métiers ? Car il reste évidemment toute la population active «in situ».
Autour de ces piliers de la vie rurale, on trouve en 1939 des charpentier, cordonnier, menuisier, bourrelier, charron, repasseuse, marchand de bestiaux,maréchal-ferrant, laitiers, aubergistes, buraliste, charbonnier, grainetier. Les munitions des champs de bataille, désamorcées au Ravin du Helly, sont encore recueillies et transformées à l’entreprise Ricome. Une usine appelée «Société Meusienne de produits chimiques» fabrique des produits lessiviels : eau de javel, cristaux de soude. Nos traces en 1962 n’en parlent plus qu’en terme de ruines.
La proximité de Verdun et les moyens de transport moderne ont fait leur basse oeuvre : les boutiques ferment ! Et les professions se répartissent ainsi : 9 cultivateurs en 1962(6 et 3 fermiers), 3 laitiers-fromagers avec quelques employés, 2 cafés-restaurants (du Centre et de La Paix), 1 marchand de charbon, 1 grainetier, 1 maréchal-ferrant, 1 peintre, 1 éclusier, 1 gardien de cimetière militaire, 2 gardes forestiers, des cantonniers, des employés de l’armée américaine ou des fours à chaux, des retraités.
L’usine Ricome de récupération n’emploie plus qu’une seule personne de Bras comme concierge.
La Forestière occupe quelques ouvriers à la belle saison pour planter la pépinière, repiquer les résineux, entretenir la forêt.
Georges Claudel, propriétaire de la laiterie-fromagerie, ramasse le lait dans les communes de Bras, Charny et la ferme du Wameau pour en faire du beurre, de la crème et des fromages, ou pour la consommation du lait pasteurisé à Verdun. Les fromages de Bras étaient parait-il renommés.
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