Site officiel de Bras sur Meuse - 3 place de la Mairie - 55100 Bras sur Meuse - 03.29.84.51.59 - contact@bras-sur-meuse.fr - GPS Latitude 49.21025 - Longitude 5.377087
Bras sur Meuse

Histoire et Mémoire

Sommaire

Histoire

Le territoire de Bras est traversé sur toute sa longueur par la voie romaine d’ordre inférieur de Verdun à Mouzon, venant de Belleville et se rendant à Vacherauville.

Mentionné pour la première fois en 893 dans le mémorial de Dadon, Bras comptait une centaine de familles au dixième siècle.

Le village affranchi le 20 août 1493 par Guillaume de Haraucourt, évéque de Verdun, selon la loi de Beaumont, faisait partie jusqu’à  la révolution de la prévôté de Charny dans le Verdunois. L’abbaye de Saint Maur y était le principal décimateur. La seigneurie foncière se répartissait entre l’abbaye de St Paul et trois autres seigneurs. Bras était divisé en deux agglomérations, la grande et la petite et possédait une maison forte au Moyen Age, fief de l’évêché.

Verdun a influencé l’histoire de Bras comme en témoigne entre autre les courses de chevaux organisées dans la plaine de notre village par les prisonniers anglais sous l’Empire.

Guerre

Proche de Verdun, Bras a souffert des invasions et des guerres visant la ville fortifiée. Un procès de 1638 mentionne l’élévation du clocher et des collatéraux de l’église par les habitants pour la construction d’une galerie de refuge, et l’attaque de l’église par les soldats pendant la guerre de trente ans.

Le soir du 30 août 1792, l’armée prussienne se déploya de Fleury à Regret, et le commandement établit un campement à  Bras-sur-Meuse, en arrière des batteries de la côte St Michel de Belleville. Le 31, le Duc de Brunswick y rédigea un ultimatum sommant Verdun de se rendre et y résida jusqu’à la reddition de la ville le 2 septembre. Lors du siège de 1870, Bras devint le centre d’approvisionnement et d’opérations prussien de la rive droite, avec un avant-poste au bois Lecourtier à proximité de la batterie de la fontaine du roi de Prusse. Son occupation par une garnison moyenne de 1100 hommes dura 100 jours répartis entre le 23 août 1870 et le26 janvier 1871.

Dès 1914, le village fut traversé régulièrement par les soldats qui cantonnèrent dans les granges et par les réfugiés fuyant la frontière. Il fut évacué en février 1916, juste avant la bataille de Verdun. Situé sur le chemin des grandes attaques dirigées contre la place forte, il a été complètement détruit par les bombardements. Jamais pris, il fut cité à  l’ordre de l’Armée et décoré de la croix de guerre (JO 20 janvier 1921).

Plus heureux que ses voisins, Bras renaquit de ses cendres. Centre mobilisateur en 1939, le village servit à nouveau de cantonnement à l’armée française. En mai 1940, pour contrer les divisions blindées allemandes qui venaient de franchir la Meuse à Sedan, la demi-brigade d’infanterie légère d’Afrique fut charger de dresser une chaîne d’obstacles sur les itinéraires conduisant à Verdun, avec une ligne d’arrêt du bois bourrus (Fromeréville) au nord ouest jusqu’au ravin de Bezonvaux au nord est. Ils effectuèrent également les travaux de terrassement de l’ambulance 429 dans notre village, chargée de donner les premiers soins aux blessés avant de les évacuer sur Souilly. Bras fut plusieurs fois bombardé avant d’être occupé par les allemands en juin 1940. Libéré le 1er septembre 1944, la commune devint lieu de campement des troupes américaines qui stationnèrent tout autour dans la plaine jusqu’en août 1945. En savoir plus.

Le territoire en porte encore les stigmates comme la nécropole nationale où sont ensevelis 6386 français de la guerre 1914/1918, dont 2000 en ossuaires parmi lesquels figurent 146 inconnus. Y reposent également 151 militaires de la guerre 1939/1945, dont deux inconnus. Toutes guerres confondues, le carré musulman comprend 150 tombes dont 7 soldats inconnus. Trois tombes de soldats juifs sont également intégrées au cimetière qui a été rénové en 1990. Un carré militaire est également entretenu avec l’aide du Souvenir Français au sein du cimetière communal.

Patrimoine archéologique

Au siècle dernier, de nombreux objets avaient déjà  été trouvés sur la localité : une lampe en terre, un sarcophage, des bois de cerfs travaillés, une fibule gallo-romaine et une coupe en bronze, une pointe de flèche et des monnaies.(Travaux de F. Liénard)

En 1997, des fouilles préalables à l’aménagement d’un lotissement ont mis en évidence une voirie romaine de type chemin creux à proximité de laquelle se trouvaient une nécropole du 1er et 2ème siècle après J.C. et une sépulture du 4ème siècle après J.C.

Consécutifs au projet de construction d’un lotissement aux Epichées, des sondages diagnostics réalisés en amont  en novembre 2003 ont également livré un certain nombre d’indices au sud ouest de la zone concernée :  une quinzaine de trous de poteaux suggérant l’existence d’au moins deux bâtiments et d’un puits, quelques tessons évoquant les productions céramiques du Haut Moyen Age et des concentrations de blocs calcaires difficilement datables et identifiables. Devant la destruction inéluctable de ces vestiges, une fouille de sauvetage a été décrétée. Contre toute attente, le décapage a mis en évidence trois phases d’occupation bien différenciées.

patrimoine bâti

patrimoine de memoire

La vie d’autrefois

Personnalités célèbres

Economie d’hier

Economie d’hier

 
Comments