Environnement : pour un jardinage responsable

04/02/2016

Pourquoi jardiner ? « Pour manger des légumes qui ont du goût » répondent massivement les Brasiliennes et Brasiliens dans l’enquête diffusée en janvier 2015 par la Mairie. C’est une tendance nouvelle et durable : les Français veulent savoir d’où proviennent les produits qu’ils mangent, les cultiver et les cuisiner eux-mêmes. Le but des ateliers qui viennent de se dérouler, autour du thème de l’écojardinage, était d’accompagner cette évolution. C’était aussi de permettre le partage d’un savoir parfois ancien, l’échange de pratiques, tout en y incluant les préoccupations nouvelles autour de la préservation de la faune et de la flore, de la terre et de l’eau. L’animateur de ces ateliers, Georges Macel, venu de l’association Ecomusée d’Hannonville sous les côtes, a fait preuve de beaucoup de pédagogie pour nous transmettre son expérience et surtout sa passion du jardinage écologique.

Les jardiniers amateurs sont de vrais amoureux de la nature. L’enquête diffusée en début d’année 2015 montre en effet (grâce aux quelques 20 réponses) que les Brasiliens qui sortent dans leur jardin dès la fin des frimas ne font pas exception. Tous veulent notamment limiter l’utilisation de produits phytosanitaires, certains le font déjà. Mais beaucoup -présents lors de la première intervention de notre spécialiste- sont parfois démunis face aux gastéropodes, champignons et autres dangers. D’autant plus démunis que la fin des produits phytosanitaires est programmée pour 2020 pour les collectivités locales et 2022 dans les jardineries et potagers de particuliers. Les ateliers de printemps ont donc été nombreux et variés pour répondre à ces préoccupations, le tout dans une ambiance chaleureuse :
Une conférence (mars 2015) de présentation des objectifs et principes fondamentaux de l’écojardinage, dont le message principal a été « Inspirez-vous de ce que la nature (notamment la forêt) est capable de faire seule »,
Un premier atelier (avril) sur la préparation des sols, au cours duquel les participants ont testé la grelinette chez un particulier, pour éviter les travaux mécaniques et traumatisants du sol,
Un second sur les préparations naturelles (mai) au cours duquel les participants ont pu pratiquer un peu d’expériences : extraits fermentés (purins), décoction et infusions avec des végétaux à valoriser (ortie, consoude, navet, prêle…),
Une participation d’amoureux de la nature au marché aux fleurs (mai) qui ont présenté l’intérêt des pollinisateurs (abeilles), des auxiliaires des jardins (vers), du compostage et des gallinacés,
Un dernier atelier (juin) qui s’est déroulé à Hannonville sous les Côtes, dans l’écojardin. Les participants ont covoituré pour pratiquer le paillage du jardin avec déchets végétaux, paille etc.

L’équilibre des éléments qui nous entourent est d’autant plus essentiel à Bras que nous habitons et vivons au-dessus de la nappe phréatique qui nous alimente en eau potable. C’est pourquoi la Commune souhaite promouvoir des actions pédagogiques pour protéger l’environnement. Ces ateliers, gratuits pour les habitants, ont représenté une dépense subventionnée à hauteur de 60% par l’agence de l’eau. L’effort de Bras pour sauvegarder la qualité de son eau potable est jugé prioritaire par le Conseil municipal. Les retours favorables des participants à ces ateliers nous prouvent que la démarche, certes timide face aux enjeux, est une réussite et doit se poursuivre. C’est un premier pas. Une dernière conférence, qui permettra d’établir un bilan sur les récoltes 2015 se déroulera à la fin de l’été ou au début de l’automne 2015, au moment où les feuilles jaunissent et tombent. Ce sera aussi l’occasion de préparer le jardin pour l’hiver, afin que la nature s’endorme pour se réveiller plus forte. Comme une page qui se tourne déjà vers l’année 2016.

Yann Forget, responsable de la Commisssion Environnement

La législation française fixe une diminution de 50Ůs pesticides à l’horizon 2018. L’utilisation de ces produits, même en quantités limitées posent des problèmes car les surfaces imperméables accélèrent leurs rejets dans les milieux naturels qui sont contaminés dans leur ensemble, des rivières aux eaux souterraines. L’ensemble de la chaine du vivant en subit alors les conséquences. Mais des solutions non chimiques existent et nous pouvons modifier nos pratiques et compter avec la nature.